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cinequanon
Articles récents

Je veux une suite et pas une fin

16 Novembre 2016 , Rédigé par pasc

J'ai écrit un récit complet pendant ma semaine au Maroc à la kasbah ben ali, chez M'Bark.

Il s'intitule  : "Le Golem de Tourbist"

Bientôt j'aurai mon propre site !!!!!!!!

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CHARLIE, un mois après...

7 Février 2015 , Rédigé par pasc

CHARLIE, un mois après...

Tout se bouscule dans ma tête après cet état de sidération qu'aprovoqué le 7 janvier 2015 .

Un mois après…

difficile d'en parler, difficile d'en sortir, difficile de mouvoir son corps. Non ce ne sont pas les larmes qui arrivent aux paupières lorsque les autres caricaturistes, ceux qui restent, continuent de montrer leur esprit libertaire et que rien ne saura les faire vaciller. Ils sont drôles pour garder leur dignité mais on sent qu'ils ont été touchés au plus profond de leur âme. on se réveille hébété. On se terre chez soi. On est lourd, lourd de ce fossé entre les cultures et que notre liberté d'expression soit si mal comprise. Et puis on s'en va faire une marche, le coeur gros, ou bien on ne peut pas la faire, car mettre un pied devant l'autre ne va pas de soi… Il y a des marches qui libèrent, avec bougies ou sans bougies, sans banderoles politiques cette fois. On a pensé aux chaussures, au sac à dos mais pas au parapluie et la pluie qui nous gifle fait du bien : pieds trempés, soutien-gorge trempé, os plus trempés que dés à coudre. Marcher, marcher, traverser les ponts avec des manifestants qui manifestent peut-être pour la première fois de leur vie, des parents, des enfants, des amis. Une marche silencieuse (j'aurais marché encore longtemps) et puis parfois des applaudissements légers, syncopés, qui montent le long des façades de la rue de la république, un groove qui s'étouffe et reprend.

Christophe qui me demande de ralentir le pas (elle est bonne celle-là !). Les trouvailles de chacun, pancartes : je suis Charlie, crayons dans les cheveux, caricatures... regards échangés de connivence triste :

Je sais que tu penses comme moi, tu sais que je pense comme toi.

Sauver quelque chose de 2015 où l'innocence ne sera plus jamais....

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CHRONIQUES de 7 livres pour l'ARMITIERE 2015

15 Janvier 2015 , Rédigé par pasc Publié dans #7 chroniques littéraires 2015

LECTRICE pour ARMITIERE 2015 :

CONSTELLATION, l'OUBLI, LA TRACE du FILS, Nous faisions semblant d'être qqn d'autre, COMMENT S'EN METTRE PLEIN les POCHES en ASIE MUTANTE, LE BONHEUR NATIONAL BRUT

On note en fonction de l'écriture ou du goût on a eu pour le lire ?

il faut savoir ce que l'on note : un style, une écriture ? Une originalité ? Un thème. un goût qu'on a pour le livre ?

livres 1 : Nous faisions semblant d'être quelqu'un d'autre, Shani Boianjiu, éditions Robert Laffont ma note 3 / 5

Je pense à Femmes fuyant l'annonce de David Grossmann: un livre beaucoup plus fort. Ici le lecteur n'est face à aucune analyse, juste des faits bruts et cruels. structure sophistiquée qui empêche la limpidité du style et de la compréhension, propos hachés, trop parcellaires, du coup on ne s'attache pas aux personnages, on les confond qu'elles ont le même âge et ne sont pas si différentes que ça. Toujours des bribes de souvenirs. Un roman trop éclaté ou la mémoire sourd à chaque page. Aucune réelle réflexion politique. Tout nous est donné comme ça de façon crue, sans recul, aucune remise en cause jamais.- analyse : des êtres dénaturés par la guerre. Aucun jugement de la narratrice. Un livre un peu fait de bric et de broc et auquel on ne s'attache pas. l'auteur manque de maturité comme ses personnages.« une génération perturbée » : 4ème de couv, on le serait à moins ! beaucoup d'idées et de poésie. Un constat mitigé donc. Il est assez rare de lire la vision de jeune femmes israéliennes. Il faut travailler plus, savoir où l'on va et gagner en clarté-

un pays en état d'alerte perpétuel---------------------------------------------------------------------------------

-1-Yael est la narratrice : on a la vision d'une adolescente. les mères ne veulent pas rester dans ce village fantôme à la frontière du Liban (lance-roquettes) la mère d'avishag est prof d'histoire, elle veut retourner à Jérusalem. Où sont les hommes ? Mort de Dan, frère d'avishag

-2-avishag est la narratrice, dans un camp militaire. la mère d'avishag est prof d'histoire, elle veut retourner à Jérusalem. Où sont les hommes ? Mort de Dan, frère d'avishag. Pas de commentaires sur la mort de Dan. avishag peur du masque à gaz, elle parle et hurle, elle a peur d'être la seule survivante quand l'Iran a détruit Israël. Poésie

-3-Yael = narratrice, elle refuse Moshé par téléphone, elle a embrassé depuis son plus jeune âge et apprend à tirer à Boris. Les enfants palestiniens chapardent tout ce qu'ils peuvent trouver, elle en rit : des douilles, des plaques de fer… Le flacon de parfum de vanille....après avoir fait l'amour avec elle sur le sable, Boris tire sur un enfant chapardeur

-4-Léa narratrice, poste de contrôle, Léa surveille les check-points (point de passage) de la Cisjordanie : des ouvriers des malades des voitures, elle se fait insulter. On sent l'urgence dans l'écriture rapide et forte, l'urgence d'un pays à se protéger et aussi un questionnement sincère. Hébron : police militaire « je n'irai pas » Léa, 18 ans, a aimé le père d'une de ses copines de lycée, aime les séries TV, invente ses souvenirs. Elle essaie de dormir en pensant et en inventant la vie de fadi, un palestinien qui a jeté son sac de pitas lorsqu'elle lui a demandé de le montrer. Elle est allée avant dans un camp de formation. Léa n'a pas d'amies, même pas Yael, elle doit porter un béret bleu ce qui ne l'enchante guère. Elle s'endort en inventant la vie de fadi et de sa femme nour. Fadi donne un coup de couteau à yaniv, celui que déteste Léa, et qui contrôle les voitures. Il est toujours à moitié penché dans les voitures à papoter avec les palestiniens, ce qui retarde la file des travailleurs. Ensuite Léa a postulé pour une école d'officiers. Elle s'est souvenue de ces contrôles grâce à un mouvement de sa tête qui se cogne contre la tôle, sa petite Madeleine à elle, le corps se souvient. elle va avoir 19 ans bientôt lorsqu'elle postule pour le poste d'officier. Elle dort mieux, à la moindre angoisse ce portrait de début de roman est le mieux réussi

C'est un livre qui parle de langage, qui aime les mots rares, qui observe le parler de chacun.

Ce chapitre à une structure intéressante

puis on recommence !!!!!!! 5 --C'est avishag qui raconte, elle est la petite amie de Nadav, officier, elle attend un enfant, veut se faire avorter. Histoires atroces dans un camp de réfugiés égyptiens d'une attaque par des rebelles, une petite fille tue ses parents pour pouvoir aller en Israël, sa mère et son beau-père. Avishag voit tout cela sur son écran, = clandestins. Nadav préfère que ce soit les Égyptiens qui tuent les clandestins car ils ont déjà mauvaise réputation on pardonne ces meurtres car les clandestins sont arabes : « les clandestins font baisser les salaires et apporte des maladies ». La clandestine égyptienne soudanaise a 18 ans comme avishag, elle va du Darfour à Khartoum.

La structure est ici compliquée, comme un montage parallèle entre les deux jeunes filles de 18 ans mais cela est inutile et ralentit la lecture, on est dans la prose poétique.

-6-Yael narratrice est l'amie de hagar - (ALGL= que lance-grenades automatique)Yael couche avec Ari, l'ami américain, après avoir trompé son petit ami avec Boris. On est en état de guerre perpétuelle. on comprend la souffrance des jeunes qui n'ont pas le recul politique et qui vivent le présent, sans distance. entre adolescence et âge adulte, après le bac, âge incertain, plein d'immaturité, on comprend que ce peuple est différent des autres. D'autres souvenirs viennent s'interposer au souvenir : difficultés encore de lecture. Dans ce chapitre Yaël devient belle « nous étions invincibles » Yael couche avec Ari dans un container puis la guerre éclate : Liban 2006

Le conflit israélo-libanais de 2006, épisode du conflit israélo-arabe, est un conflit armé qui a opposé Israël au Liban ( Hezbollah, et dans une moindre mesure l'armée libanaise) à compter du 12 juillet 2006. Une trêve correspondant à la résolution 1701 de l'ONU est intervenue le 11 août, au plus fort des combats. Cette guerre est connue en Israël comme la deuxième guerre du Liban, au Liban

Ari est mort 7 heures après le début de la guerre. Yaël sait que les réservistes qui vont partir sur le front n'ont pas les armes adéquates car la commande de balles n'a pas été faite !!!!!!!

II -incident diplomatique : chapitre difficile à lire car peuplé de personnages nouveaux

Yael est à la base d'entraînement près de Hébron, Léa dans son école d'officiers, avishag toujours sur ses écrans de surveillance puis des miradors à la frontière égyptienne (Nadav ( sa mère a péri dans l'attaque d'un bus) sort avec avishag

en simultanéité tout ce qui se passe aux miradors : un camion avec des pauvres clandestines : puanteur, des filles nues avec un qui les regarde la jumelle et se masturbe !

Tuerie devant la mère de Yael et parabole de Jonas qui doit prédire la catastrophe aux méchants mais comme il devienne gentil Dieu ne les punit pas.

cela commence par l'évocation d'une petite palestinienne devant les corps de six membres de sa famille, manipulation dit Shani B, ce n'est pas l'armée israélienne mais un obus laissé par les palestiniens : se renseigner sur Internet qui manipule qui ? la presse ? le livre ? l' auteur ?

la guerre fait partie de leur quotidien depuis qu'ils sont tous petits, d'un côté de la frontière comme de l'autre.

Manifestation fantôme de trois palestiniens pour que la presse s'en empare. Manifestations fantoches. -Léa y répond Grenade, pour accéder à leurs désirs (cela paraît totalement irréel, comme souvent dans ce livre). Carrément surréaliste : les trois palestiniens ( il y a un enfant avec eux, demandent à Léa de tirer des balles en caoutchouc, ce qui est dangereux pour eux)

Yael : « c'est ce soir-là que j'ai déclaré que les insoumis méritaient la peine de mort. »

les filles jouent beaucoup, au reporteur par exemple, elles ont de l'imagination, beaucoup de liberté

( jeu-qu'est-ce qui se passe le matin ?)

Léa verse de l'essence sur Miller elle ny met pas le feu....

avishag : page 220 très beau chapitre à relire, ce qui est beau dans ce livre c'est que les personnages peuvent dire une chose et son contraire. Ils sont perdus ou dans un entre-deux comme la déconstruction de Derrida, exemple : «il plaisantait mais il ne plaisantait pas » il propose à sa fille de les noyer tous les deux dans la mer, dans la voiture. Enfant, il lui a raconté l'histoire des juif. avishag appuie sur l'accélérateur et pendant qu'elle nage elle revit les noyades de l'holocauste

Léa : le chapitre qui suit est dégueulasse: Léa vend des sandwiches et chez elle, elle brûle avec un chalumeau à crème brûlée l'arabe qui a tranché le coût à l'officier du poste-frontière. Le livre traite des traumatismes de trois jeunes filles qui ont fait leur service militaire. comme un roman fait de plusieurs nouvelles séparées

l'après-guerre page 265 une équipe « à leur retour des combats, les soldats torturèrent les femmes soldats qui les avaient attendues. »

-Léa est enceinte, avishag sous antidépresseurs, Yael vit en Inde, elles réintègrent l'armée

attaque d'une école en Syrie

- analyse : des êtres dénaturés par la guerre. Aucun jugement de la narratrice. Un livre un peu fait de bric et de broc et auquel on ne s'attache pas. jeu "à votre place, nous nous suiciderions, vidéo-Androids. l'auteur manque de maturité comme ses personnages. Syrie, cruauté, peur, viols / 6422 civils tués en Syrie en un mois

-là je commence à lire en transversal, car j'en ai marre de ce bouquin

détournement d'un avion à Athènes par des palestiniens. Elle se pose en Libye puis à Entebbe en Ouganda, Amin Dada est alors dictateur puis sauvetage des otages à la Kalashnikov

« une génération perturbée » : 4ème de couv, on le serait à moins !

PASC

livre II Constellation, Adrien Bosc, aux éditions stock - ma NOTE = 2 / 5

folie d'Howard Hugues et sa fin de paranoïaque hypocondriaque dans AVIATOR

trop de détails documentaires tuent la fiction, le plaisir. Le début de ce livret chiant explicatif, sans style. Le passage intéressant concerne le hasard objectif cher aux surréalistes. le style journalistique n'est pas agréable et le je du narrateur n'apparaît qu'au chapitre 18. Page 110 cela forme un tout bien hétéroclite. Il aurait dû utiliser le JE dès le début pour donner à son enquête plus de force.c'est peut-être intéressant mais pas pour moi. Article de journal plus que roman. Il est écrit roman sur la première page et non récit. quelques fulgurances. on sent que le narrateur a le goût du cinéma. Adrien bosc laisse ce message : « un jour nous abattrons les cloisons de notre prison ; nous parlerons à des gens intelligents qui nous répondront ; le malentendu se dissipera entre les vivants ; les morts n'auront plus de secret pour nous. Un jour nous prendrons des trains qui partent »en fait ce qui m'intéresse dans ce bouquin ce sont toutes les digressions littéraires (deux jours pour le lire)

Le triangle des Açores. Cinq jeunes bergers basques qui se rendent aux USA.

« Les aubes sont navrantes » Arthur Rimbaud

montage parallèle, montage alterné : - d'un côté l'avion, sa fabrication, son vol, sa chute. Puis la recherche de l'avion. Aucun survivant

-d'un autre côté les personnages qui ont péri, leur vie, le pourquoi de leur vol par exemple Françoise qui va à Cuba, certains la chance de rater cet avion, un bon passage sur Salvador Dali et Walt Disney sur la persistance rétinienne (j'ai vu ces travaux de Dali musée de Figueras). Ginette neveu et son violon disparu. Ginette neveu était le conservatoire à l'âge de neuf ans. Les papiers de Marcel Cerdan. Un peu de philosophie

télégramme d'Adrien bosc page 113-« le hasard nous ressemble » Georges Bernanos dans sous le soleil de Satan

la mère de Ginette neveu refuse de reconnaître le corps de sa fille : en fait erreur de cercueils. une Autrichienne se suicide au gaz en apprenant la mort de Ginette Neveu = « la 49e victime du Constellation »

Édith Piaf essaie de faire parler les morts

si un avion dévie de sa ligne, les pilotes entendent soit des traits soit des points

Antonio tabbucchi : « femme de Porto Pim » un recueil d'histoires des Açores (Portugal) : hasard et coïncidence. à la fin du livre l'auteur trouve dans ce voyage (il va sur les lieux), des réponses à sa propre vie, des échos. Les marins du monde entier s'y retrouvent, s'y écrivent. Adrien bosc laisse ce message : « un jour nous abattrons les cloisons de notre prison ; nous parlerons à des gens intelligents qui nous répondront ; le malentendu se dissipera entre les vivants ; les morts n'auront plus de secret pour nous. Un jour nous prendrons des trains qui partent »

sur le plateau du Grand échiquier de Chancel, 33 ans plus tard, Étienne Vatelot, luthier, reconnaît la volute du violon de Ginette Neveu devant Isaac Stern en 1982

l'auteur pense à la photo de kiki de Montparnasse de Man Ray et son corps-violon, photo possédée par André Breton… le hasard objectif est une interaction d'expérience personnelle de synchronicité, une manifestation de la nécessité ( lire la fin de Nadja) exemple un avion est en perdition à cause d'un message radio non reçu comme si Hugo Breton et Bosc était sur la même longueur d'onde. Blaise Cendrars perd son bras droit le 28 septembre 1915 très beau passage et son fils Rémy au Maroc un accident d'avion monoplace. "Quand tu aimes il faut partir" : Blaise Cendrars

PASC

livre III l'oubli de Frederica Amalia Finkelstein, roman aux éditions l'arpenteur- ma note : 5 /5

analyse : c'est une jeune fille (l'auteur a 23 ans) qui met Daft punk pour oublier Auschwitz. D'emblée cette écriture simple me plaît mais ne sont-ce que des pérégrinations mentales narcissiques ? Pour moi c'est un très grand roman philosophique. Ce que j'aime ce que le dérisoire côtoie le sublime et le grotesque. c'est un conte moderne. c'est un premier livre, chapeau ! la fin a du souffle mais peut-être un peu trop lyrique ?

elle est insomniaque se promène la nuit, elle ne pense qu'à la mort et aux camps de concentration. Ce qui la rassure c'est que " le temps est une illusion ". Le thème de ce livre est grave et en même temps tout est au second degré, écrit avec un humour spécial. Humour : la critique de la raison pure est son livre de chevet mais elle n'a jamais pu le lire ! Le second degré crée une distance et l'humour crée l'empathie, le lecteur est sans cesse tiraillé entre les deux. Sans cesse un sourire amusé même pour les idées les plus noires. Une jeune fille trop lucide qui s'apaise sur sa Playstation, son Pepsi-Cola, philosophie débridée. Monologue intérieur. Cette jeune fille n'aime ni les pourquoi, ni savoir les causes. Très bizarre, elle entre chez son frère Jacob… « Mais il vit à Los Angeles ».Très grande solitude. Seule au monde avec l'idée de la mort. Rencontre de Marta Eichmann (petite-fille d'Adolf Eichmann) qui a "oublié": oubli, le titre. Marta veut oublier, elle y parvient sans effort titre du poème de Malcom Lowry " pensées à effacer de mon destin »

Très bien la structure de ce livre qui la montre seule et presque folle et cette seule rencontre au milieu du livre « la morale est une illusion ». Pour moi c'est un très grand roman philosophique. Elle dit qu'Adolf Hitler a gagné la seconde guerre mondiale par son suicide. Non nous ne sommes pas colonisés par les Allemands, « le virtuel a envahi notre époque ».

Ce que j'aime ce que le dérisoire côtoie le sublime et le grotesque. « Quelle que soit l'abondance de nos relations nous sommes toujours seuls. » Des accents à la Salinger parfois.« être mort c'est de ne plus avoir à se nourrir. Être mort cet être délivré du poids de la formation. Être mort c'est ne plus avoir à ouvrir un livre et à décortiquer ces raisonnements, ne plus avoir à faire couler sa sève dans notre arbre intérieur. » Des accents d'attrape coeurs et d'arrache coeur de Boris Vian.

Elle parle de son chien puis tout à coup en incise « je viens de ressentir une fatigue, comme si une main s'était posée sur mon visage"....extraordinaire stream of consciousness !!!!!!!

les évidences la choquent. Elle ne comprend pas les valeurs du bien et du mal : "cela est".

Étonnante page 117 / 118 : ..."de bleu en bleu, de sable en sable, d'océan en océan, d'illusions en illusion."......

Un livre sur le Pepsi-Cola, les jeux vidéo et le réel. Elle a tué son chien edgar : c'est un conte moderne comme celui d'Hansel et Gretel « je suis en manque de sens » : toujours cette perte de tout sens à cause du suicide d'Adolf Hitler « notre monde vit dans l'oubli » « dans l'oubli, le réel et le virtuel s'entrechoquent ». Elle n'a pas enterré son chien dans la forêt de Compiègne mais l'a jeté dans la benne à ordures à Buenos Aires. « Regardez-moi, vous m'ennuyez je vous pardonne, vous ne m'aimez pas je vous pardonne, vous m'aimez bien je vous pardonne, vous m'aimez trop je vous pardonne, vous m'oubliez je vous pardonne, vous me flattez je vous pardonne, vous me blessez je vous pardonne, vous m'approchez je vous pardonne, vous ne quittez je vous pardonne"..........

PASC


Livre IV : les grands de Sylvain prud'homme, éditions l'arbalète chez Gallimard- ma Note 3 / 5

Sylvain prud'homme est passé à deux doigts du grand livre, c'est un livre que j'ai lu en trois jours

Dulce, chanteuse, meurt. groupe de musiciens devenus vieux. Sur la vieillesse, la mémoire et l'oubli. Le style est très bon, de très belle réflexion sur le côté elliptique et métaphorique du créole. Couto est noir. Il a aimé dulce et vit avec Esperanza. Dulce est partie avec Gómez, chef des armées en guérilla en Guinée Bissau, contre les Portugais, aidé par Cabral (genre le Che)

un livre pour Mecs : les militaires… Bien écrit cependant mais peu attachant car pas d'histoire, pas de suspense et le récit en plus est au passé. Ce livre aurait été plus attachant au présent. Pas de suspense puisque au début du livre Dulce vient de mourir. Ce livre est donc un long flash-back. Elle part avec Gomez qu'elle aime moins que le couto mais qui est plus puissant. Gómez est obligé de plier face aux narcotrafiquants. Il a perdu ses idéaux. Autorité et président corrompus.

De belles pages sur les habits. Avec Bruno médecin qui a sa propre clinique et qui était preneur de son, ingénieur son et lumière pour le groupe. On est encore dans le passé, petit flash-back pour dire qui il est mais on revient aussi avec lui au présent de l'écriture car c'est lui qui a trouvé dulce morte dans son lit (sans coups et blessures). Alors le roman devient plus prenant : on voit couto errer dans l'obscurité et rencontrer une prostituée avant de jouer le concert en l'honneur de dulce. on est à plus de deux tiers du bouquin est un peu tard. on pense à Buena Vista Social club, le retour d'un orchestre à Cuba. Et aussi au film sur cet homme d'Afrique du Sud : Sugar man. Mais cela dure très peu de temps et ensuite le concert est lui aussi au passé !

Pourquoi cette erreur d'écriture ? Pourquoi cette erreur de structure ?

plus-que-parfait : « ce soir-là avait été un de ces soirs-là"

l'après concert, les souvenirs avec dulce et le putsch et qui se prépare, sans rupture de ton : ça c'est bien. Et Gómez jouerait son rôle de salaud national à la radio. fin du livre : couto, indifférent à tous les coups d'état de la terre, à toutes les requêtes de tous les Gómez ferait jamais-contre leur peuple. »

c'est un constat d'échec politique. coup d'État militaire à Pissaro en 2012.

PASC


LIVRE V : comment s'en mettre plein les poches en Asie mutante, de Mohsin Amid, Grasset ma note : 4 / 5

"un livre de développement personnel est une contradiction dans les termes"…, ça c'est l'incipit (cette phrase reviendra souvent dans la narration ) : fausse bonne idée de départ ? Rien qui accroche - narration à la deuxième personne : " tu" le narrateur s'adresse aux lecteurs

un livre intelligent, plein d'infos mais que le dispositif n'est pas attachant. L'histoire oui mais pas les personnages dont on ne connaît même pas les noms...

société traditionnelle, mauvaises écoles, pauvreté, corruption… À travers la vie d'un petit garçon "tu"… Fatalisme. Système D des pauvres et développement personnel. Ce développement personnel revient à chaque début de chapitre, c'est une expression polysémique. Incipit des chapitres = ratés chaque chapitre commence par une diatribe cynique contre le capitalisme exemple chapitre neuf

a-argent " comment s'en mettre plein les poches » ironie amère ? Ironie joyeuse ?

b-confort moral et psychique

puis on s'attache aux jeunes couples qui continuent de se voir de loin en loin, d'année en année.

L'Asie mutante capitaliste, petits boulots pourris, dégradants, humour.

sans concession sur une asie dure, pleine d'inégalités, de castes (mais cela n'est pas dit). peut-on changer de classe sociale en restant propre et moral ? S'en mettre plein les poches : insensibilité = début du chapitre sept. c'est un livre politique. un livre cynique qui dénonce le cynisme des émergeants avec humour. très bien l'histoire d'amour entre les deux du même milieu qui se voient de loin en loin et se retrouvent à la fin de leur vie : beaucoup d'ellipses

aucun sens des valeurs « nous somme tous des exilés de notre enfance c'est pour cela que nous avons recours aux histoires, entre autres palliatifs". la métaphore du poisson « parce qu'il est facile de te rafler de l'argent. Tu ne lui en veux pas. Tu agirais de même, dans sa situation. C'est la prérogative du pauvre »

FIN : mort : très beau passage de la fin du livre : «… Un ultime effluve libéré par le bouillon clinique qui est devenu ton cerveau, lequel va bientôt cesser de fonctionner, et alors il n'y aura plus rien, et tu es prêt, tu es prêt à mourir comme il faut, à mourir comme un homme, comme une femme, comme un humain parce que malgré tout tu as aimé, tu as aimé ton père, ta mère, ton frère, ta soeur, ton fils et oui, ton ex femme aussi, et tu as aimé la jolie fille, tu es allé au-delà de toi-même et donc tu as du courage, de la dignité, et tu peux rester calme face à l'effroi, face à la sidération, et la jolie fille te tient par la main et tu l'englobes, elle et ce livre et moi en train de l'écrire, et moi aussi je te contiens, toi qui n'es peut-être même pas encore né, toi en moi en en toi, sans pour autant que cela soit scabreux, et ainsi puisses-tu, et moi, et nous, ainsi puissions nous tous nous confronter à la fin. »

Phrase très longue qui est la fin du livre

PASC

livre VI : le bonheur national brut, ou " les illusions perdues "de François Roux, chez Albin-Michel ma note : 4 / 5

700 pages lues en 15 jours -l'auteur dit qu'il est et Rodolphe et Paul. thème du bouquin : comment vivre en accord avec soi-même ?

où il est question aussi de pouvoir et de corruption, de richesse et décadence, prospérité et impunité

-destin croisé de quatre amis d'enfance, fresque sociale, roman d'apprentissage, chronique générationnelle.« le bonheur national brut de l'indice que le roi du bouthan a choisi pour mesurer le bonheur de ses habitants" BNB = acronyme. J'aurais préféré un essai

ça commence par une série de clichés, de poncifs… genre instamatic Kodak

les situations sont souvent schématiques et attendues. La société est malade et les personnages aussi. Peu de sentiments, beaucoup d'individualisme dû à quatre passés mal digérés. L'écriture n'est pas attachante. Les personnages sont trop archétypaux.

épilogue : 6 mai 2012 avec les élections du PS et une garden-party chez la mère de Paul.

je n'aime pas la dernière phrase du livre : « on devrait prendre l'idée de bonheur à la légère » : un éléphant qui accouche d'une souris, cela ne veut rien dire et n'est pas une idée de gauche.

des remerciements sont faits à la fin à manuel valls !!!!

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et bien sûr il y a le PDG de service..... et bien sûr c'est génial à Mykonos....!!!!!!! Les personnages seront peut-être attachants mais les situations me semblent "cliché"convenu ...cliché cliché cliché page 100. Rodolphe et la politique et l'homosexualité avec les passages obligés, le concert Barbara… Le fric et tout est facile à Paris....

La langue du livre ne correspond pas à l'époque décrite c'est une langue d'aujourd'hui pauvre pleine de tics de parole "la zique" , "man", "point-barre"… Disait-on : « génial » dans les années 1974 ? Ça m'étonnerait. sur Internet on dit on parle d'épopée, de fresques à mon avis il y a beaucoup d'anachronismes : utilisions-nous des photofores dans les années 80 ? les personnages ne sont toujours pas attachants. cela ne vaut pas les années d'annie ernaux ! "les années"m'empêchent d'apprécier ce livre que je trouve ennuyeux car il n'a pas d'aspérités, rien qui surprenne. Ça se déroule, c'est tout. Ras-le-bol des romans chorale

chapitres : tous sont datés, cela commence par les élections de 1980 et le baccalauréat des quatre copains puis chapitre Mykonos et dépistage rapide, 1984 ellipse, on passe de 1983 à 2009, un vrai pavé !!!!! deuxième partie (30 ans après) avec une très longue ellipse entre les deux.

Cela commence à devenir attachant vers la page 180 pour un livre qui en comporte 678 pages donc à un quart. Les analyses et le texte deviennent de plus en plus nuancés psychologiquement.

Rodolphe : veut faire de la politique, son père est au PC et lui sera au PS, il étudie le droit. Son ami Gabriel, Alice sa petite amie qui est plutôt moche drôle et très riche. il fera Sciences-po. il est contre Sarkozy, il admire Gabriel qui a fait l'ENA mais Rodolphe n'a pas réussi, lui, à faire l'ENA !

il a reçu 400 000 e sur le dos du bouclier fiscal, il est contre les écologistes. le père de Rodolphe s'est battu pendant des années pour la classe ouvrière, qui ne veut plus exister et qui a les mêmes rêves de consommation que les riches. Rodolphe est au PS, socialiste, penseur conservateur et progressiste et écolo ! Il écrit dans "valeurs actuelles" (!) sur l'écologie industrielle. Rodolphe voudrait être reconnu par Gabriel, son ami énarque. il s'est marié avec une femme très riche mais dont le père est corrompu : Arthus Costa : abus de biens sociaux, évasion fiscale, corruption de fonctionnaires, fausses factures, blanchiment d'argent. Rodolphe sera évincé du PS. Déconfiture de ce personnage (ainsi que du personnage de Tanguy). Rodolphe meurt devant la mer, près des travaux, alors qu'il désirait commencer à vivre ! Ironie du sort. Certains croiront à son suicide....

Paul est le narrateur, il est homosexuel, va vivre à Paris. Son premier amour est Maxime qui travaille dans le cinéma (scène sordide avec un producteur) il fait du théâtre et ses parents sont psychorigides : « les souffrances infligées par mon père ma haine de moi-même, la longue et lente agonie que constituait ma vie… ». Il joue Molière Marivaux musset, a du succès au théâtre mais il s'avère qu'il a le sida. En 1984 Maxime meurt du sida. Le frère de Paul est infect, il est trader.

Tanguy fait une classe prépa commerce, il vit avec ses deux soeurs et sa mère car son père est mort et il admire Bernard Tapie !!!! Il est au centre droit et se sent proche des démocrates américains. il n'aime pas l'assistanat, il est contre la retraite à 60 ans et pour la semaine de 39 heures ! Il licencie 15 personnes de l'usine de sa mère. dans la deuxième partie, il a 46 ans, il est marié à Beverly, une américaine, il a deux enfants est devenu PDG. Il ne revoit Benoît que 20 ans plus tard et que pour lui proposer un bizness "rouge".Tanguy est un pourri de menteur qui licencie neuf personnes parce que sa hiérarchie le lui commande. Un des travailleurs se suicide pendant que Tanguy baise une plus jeune que sa femme et qu'il a fermé son téléphone portable. Beaucoup d'amertume et de situations schématiques. Tanguy a une prise de conscience alors « anéantissement, chute, aveuglement » page 618 il fait un "burn-out" et donc va reprend l'entreprise familiale de façon plus humaine, entreprise de ses parents en Bretagne.

Benoît a été élevé par ses grands-parents à cause d'un accident ferroviaire. Il vit à la ferme avec des hippies. Il adore faire des photos et devient photographe, il admire le photographe Avedon (Los Angeles). Mais il tombe amoureux d'Alice la petite amie et la femme de Rodolphe. Il divorce deux fois. Il est toujours amoureux d'Alice mais il se marie avec Juliette.

PASC

livre VII la trace du fils de Gaspard Marie janvier chez Fayard, ma note 1 / 5

Ce livre ne m'intéresse pas et rien ne m'accroche, style m'échappe et pourtant il y a un réel travail d'écrivain exemple un très beau paragraphe au milieu de la page 48. On est en Provence vers Digne, vers la Suisse et vers gap. Tout un laïus sur les femmes qui n'ont plus besoin d'hommes : misogynie ou réelle questionnement d'un auteur masculin ? "la trace des fils" m'échappe des mains. Je le perds à chaque phrase et dès que je laisse le livre une soirée. Je n'ai d'ailleurs jamais envie de le reprendre. Il n'est pas attachant du tout. Je me force à le lire et aucun personnage ne m'accroche. je le parcours vite fait, comme pour m'en débarrasser. pb de genre 1-réaliste puis 2-fantastique et pb de focalisation hésitante.... Grâce à une prolepse, on comprend que l'enfant sera retrouvé : aucun suspense.

où l'on côtoie Jean-Jacques Rousseau et Giono… Où il est question de la défaillance des pères. on recherche un enfant dans les montagnes : Abel (beaucoup de prénoms au début, on s'y perd !)

Personnages : Cécil : le beau-père qui cherche, Cécil culpabilise et est jaloux de l'ex-mari de Bénédicte. Il ne se sent pas à sa hauteur

Bénédicte : sa seconde femme

Didier : le vrai père mort

big mother : la mère d'abel et la première femme de Cécil

il faut savoir ce que l'on note : un style, une écriture ? Une originalité ? Un thème. un goût qu'on a pour le livre ? style écriture OK, originalité et thème : OK mais alors complètement nul pour le goût que j'ai de ce livre !

À partir du huitième jour de lecture une petite étincelle se produit comme un attrait lorsque Bénédicte explique à la page 132 pour un livre qui en compte 222. Le demi-frère d'appel s'appelle Émile : un clin d'oeil à Jean-Jacques Rousseau. Ensuite on a la vision d'abel désormais en focalisation interne : l'enfant en fugue.

Grâce à une prolepse, on comprend que l'enfant sera retrouvé : aucun suspense. L'enfant devient Gulliver chez les géants et là on change de genre. Non seulement change de focalisation mais aussi de genre littéraire, on passe au fantastique avec Ulysse, le cyclope qui aide l'enfant.

Les raks et les zocs cherchent à le coloniser. La chienne Juliette de vidossang fait se retrouver le beau-père (celui qui a toujours honte de lui-même) et Abel, en suivant la trace du chien roméo : c'est du n'importe quoi ! vidossang meurt et Abel retrouve Cécil grâce aux deux chiens Roméo et Juliette !!!!!!!!


Pascale MARCHAL

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CHARLIE HEBDO

12 Janvier 2015 , Rédigé par pasc

JE SUIS CHARLIE je suis Charlie : un début d'année 2015 bien pourri, Charlie hebdo...JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE JE SUIS CHARLIE je suis Charlie SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE

je suis Charlie jusqu'à l'écoeurementJE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie JE SUIS CHARLIE je suis Charlie ....en vrac : la France endeuillée, je suis sous le choc, de bruit et de fureur, tuerie, attentat, absurde, atterrée, consternée, continuer le rire, l'impertinence, l'irrévérence, le djihad, aucune cohérence, aveuglement, cécité, « c'est dur d'être aimé par des cons » je suis Charlie, je suis Charlie hebdo, culture et obscurantisme, attentat, courage, otages, kalachnikov, vente d'armes à interdire, insupportable, folie meurtrière, caricaturistes, crayon, traits, un dessin plus fort qu'un texte ? barbarie, radicalisation, décervelage, manipulation, robotisation, inculture, instrumentalisation, les mots impuissants ?

pourquoi écrire ?

Écrire pour Charlie hebdo.

écrire pour ne pas mourir. Écrire pour ne pas dormir.

écrire dans le désordre de ses pensées, se mobiliser, créer, ne pas se laisser abattre, ne pas rendre les armes, dire et écrire que l'intelligence est toujours vivante. Si je devais écrire un texte pour Charlie hebdo, comment m'y prendrais-je ? Tout d'abord je ne parlerai pas de l'attentat. J'ai aimé qu'aux USA après le World Trade Center que les images aient cessé : « far from the madding crowd » Je ferais, si j'en étais capable, un texte sur la force du trait, la force d'un dessin, d'une caricature. Ou alors je ferais une interview. J'irais à la mosquée de Paris, je demanderais à l'imam de condamner publiquement et sans ambiguïté les auteurs du méfait et je lui demanderais de dire que ses gens là n'appartiennent plus à l'islam, ne sont pas des musulmans, et qu'ils les rejettent, qu'ils ne sont pas des musulmans dignes de ce nom. Face à la force négative d'une kalachnikov il faut des mots sans appel. Les dessins disent en un seul coup d'oeil. Les dessins de Charlie hebdo survivront à leurs auteurs comme survivra cette photo sur Facebook de chef religieux de toutes confessions qui se donnent la main en cercle. Il faudrait un texte court. Absolu. Visible d'un seul coup d'oeil. Comme une comptine, une ritournelle, un slogan, un chant révolutionnaire, un texte engagé comme celui de Gérard mordillat qui s'y connaît en histoire des religions. Il faudrait déjà que je sache à qui je m'adresse… Je demanderais la force des philosophes du XVIIIe siècle, du siècle des lumières, contre l'obscurantisme. des phrases choc, des phrases courtes, des phrases que l'on retient. J'écris pour ne pas mourir, j'écris dans le désordre. Il faudrait écrire des mots avec rigueur, sans faire de phrases. Écrire son engagement comme la lettre au président par un déserteur, lettre écrite par Boris Vian. J'écris pour ne pas mourir. J'écris pour ne pas dormir.

Je n'ai toujours pas trouvé comment écrire pour Charlie hebdo.

ils ne dessinaient ni frontière ni murs…

va de retro obscuritas !

l'intelligence au bout du crayon…

prière

prière d'insérer

Dieu si tu m'entends

fais cesser ce bruit de bottes

Dieu si tu m'entends

ne permets pas l'aveuglement

que de mains qui implorent

que de voiles trop serrés

de regards égarés

bruits de bottes

bruits de bottes

cagoules, Kalashnikov

où sont l'or, la myrrhe l'encens ?

à force de prier j'ai les genoux qui saignent

la voix qui s'éraille

j'ai froid dans tes églises

plus personne n'y vient

Dieu si tu m'entends

fait cesser ce vacarme

religion déchirée

paroles profanées

tombes qui s'entrouvrent

enfant, je chérissais la Bible...

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cimetière de l'art

6 Juin 2014 , Rédigé par pasc

compte rendu de notre journée au 1er cimetière mondial de l'art

et "univers cité" vendredi prochain…le 6 juin 2014 (attention on débarque)


Comme chaque année il y a eu la visite du cimetière de l'art avec

l'Arc de Triomphe dédié à Jean-Pierre Dupré,

ensuite le mausolée d'Emma Bovary peint par Dominique Vervisch il y a trois ans, tel que l'imaginait le pharmacien Homais avec un génie portant une torche éteinte.

Stat viator amat… : En français LHOOQ.

Pinoncelli « j'irai pisser sur ma tombe » (il est venu se faire enterrer vivant).

César : concrétion et extension plastiques.

le château d'eau avec le tombeau où Emma repose

les 6J

et le musée des arts défécatoires....


vente aux enchères

" Enfin des oeuvres qui ne valent rien sur le marché de l'art »… PQ


Adeline nous dit tout d'abord quelques mots sur l'esprit des lieux: là où se trouve la page blanche et là où nous nous retrouvons et nous retrouverons tous les premiers vendredis du mois…

On eut droit tout d'abord à la présentation des différentes monnaies :

monnaie du pape, blé, cartes à jouer, DVD coquins, multiples coquillages, essais calligraphiques, cartes de téléphone périmées, collection de badges, Linous, billets des émirats Arabes, pièces anciennes, amas de cailloux, oseille, une phrase, une page de poésie, des bols d'air, des cartes à gratter perdues, des bonbons …

le Binômisme

Ensuite les oeuvres furent présentées :

-Alain Penzès présenta deux photos de traces, titre : Parking (parking de Rouen Gare), oeuvres numérotées avec un sceau qui est son calligraphe chinois plus une bande rose parce que ROSéLAVY ...

-Antoinette nous présenta de magnifiques nues aquarelles baveuses

-Coco : deux ready-made capteurs de rêves avec bougie coquillage fleur perle et poèmes assortis

-Joëlle avait apporté deux hommes sans le sou

-Pascale : sa brochure de poésie Alfatras…

-Adeline 2 kakimonos mauve noire et jaune

Patrick, notre jardinier du cimetière : des chopes nénés-de-nanas : "prière de toucher"

-Guillaume d'art spéculation, spécialiste du QR code : "petits patins à impression sauvage pour vile mutin domestique unijambiste"

-Daniel Mayar " les aveugles qui s'enfilent", peinture au doigt…

+ deux dessins de Pierre Ménard

-Amanda Pinto Da Silva : Athénaïs = à plus tard en brésilien, deux gravures sérigraphies

-PQ : un binôme oeuvre biface : musée Jeanne-d'Arc de Rouen au Vieux marché : deux plaques de fer rébus = puce + aile = pucelle !

-Victor Tondix deux photos binômistes : le chameau à la banane et deux autres photos dont une signée Ben Ali


les enchères


pour l'oeuvre d'Amanda : dix linous, 13 cartes à jouer, une boîte de bonbons à la violette, une poignée de coquillages, un poème : « tout poète se trouve confronté à l'urgence de l'inutile »

pour l'oeuvre de coco « rêver de voir un babouin » : trois bols d'air et trois pieds de nez, cinq poignées de coquillages, un paquet de bonbons, un schilling et deux pence, deux cartes périmées de musée, une poignée de Penzès, et si l'on s'aime ça pousse !

Adjugé vendu

-plaques Jeanne-d'Arc de PQ : une liasse de Penzès, 50 Bols d'air, un réglisse, un lacet, une liasse d'espoir capitaliste déçu, un petit porte-bonheur : un petit coeur brésilien, une tombe gratuite du cimetière de l'art. (non : une tonte gratuite)

Les Penzès sont toujours là… qui dit mieux ?

Oeuvres d' Adeline : quatre cerises, cinq coquillages de plus, un chewing-gum usagé et délicieusement mâché (de l'art vivant !)

nombreuses secondes oeuvres binômistes furent données au musée des arts défécatoires de Nolléval, une excellente journée !!!!!! heureux comme des gamins qui auraient lu jusqu'au bout le manifeste du surréalisme

" Enfin des oeuvres qui ne valent rien sur le marché de l'art »… PQ

Afin de prolonger ces bons moments, nous voudrions lier les universités du premier vendredi du mois au cimetière de l'art c'est pourquoi le thème de vendredi prochain sera : le cimetière de l'art hier aujourd'hui et demain…

18H30 à la page blanche, 2 bis rue des chanoines ( petite rue qui se situe entre la rue Saint-Nicolas et la rue Saint-Romain)


duchampiennement vôtre :


PascaleMarchal,

présidente de L'ASCART

(association pour la sauvegarde du cimetière de l'art)


PS1 À signaler : le petit-fils de Pat Réel est né la nuit dernière, il s'appelle Martin, longue vie duchampienne à lui

PS2 : prêtez attention s'il vous plaît : nous aimons tous le thé majuscule, place de la Calende à Rouen, Véronique nous y accueille avec des thés somptueux et Jean-Marie, bouquiniste, accepte depuis plusieurs années de nous y recevoir pour notre assemblée générale annuelle, c'est même là que nous recevons le courrier de L'ascart....bref

ils sont en difficulté financière et donc nous aimerions les soutenir du profond de notre coeur, mais pas seulement, aussi je vous invite à y aller boire un thé ou déjeuner, le plus rapidement possible.

Vous pourrez y voir de plus l'exposition de photos au premier étage sur le carnaval de Fort-de-France en Martinique février 2014, que je viens d'accrocher ce matin. Venez nombreux, passez le mot et laissez-moi un petit message sur le carnet d'or.



À vendredi, et merci à vous, chers duchampiens

Venez avec plein d'idées sur la suite à donner au binômisme....

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Titre du roman : ESPRIT D'HIVER

30 Mai 2014 , Rédigé par pasc

Titre du roman : ESPRIT D'HIVER

Auteur : LAURA KASISCHKE

Catégorie ROMAN 20 /20 I

Les parents ses sont levés tard ce matin là et Tatiana, fille adoptive d'origine russe, est déçue. Commence alors une rixe sans concession entre la mère Holly (la sainte) et sa fille, ces deux femmes qui s'aiment ou qui se sont aimées. Holly est exigeante et sensible (trop sensible ?); elle se réveille avec l'intuition forte qu'elle doit se mettre à écrire pour ne rien perdre de son pressentiment : "Quelque chose les avait suivis de la Russie jusques chez eux". Cette phrase récurrente ponctue le roman avec la force performative des phrases qui nous accompagnent au long d'une vie et qui en porte le sens et la trace. Elle porte une charge forte de culpabilité. Holly se remémore alors les deux voyages en Russie pour aller chercher Tatiana. C'était aussi un jour de NOEl, quinze ans auparavant... Qu'a oublié ce couple ? qu'a-t-il voulu ne pas savoir, ne pas approfondir ? Holly en se disputant avec sa fille, ce matin-là, reprend pas à pas les étapes de l'adoption...Un jour de NOEL mille fois répété, un jour de grand bonheur...Pourquoi alors toutes ces ratiocinations ?

Voilà un roman de toute beauté, simple et grave, tragique. Un roman qui emmène son lecteur dans les profondeurs d'un moi à la dérive, sans en comprendre jusqu'à la toute fin, les tenants et les aboutissants, la trame. Une machine infernale se met en branle et on ne sait qui de la mère qui de l'adolescente en détient les fils. Comme Virginia Woolf (stream of consciousness) citée dans le bouquin, la narratrice se prépare pour fêter NOEL, mais la neige se met à tomber et commence un interminable monologue intérieur semblable aux courants de conscience woolfien pendant toute la matinée qui précède les sombres agapes.

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Titre du roman : Yeruldelgger

30 Mai 2014 , Rédigé par pasc

Titre du roman : Yeruldelgger

Auteur : Ian Manook

Catégorie POLICIER 13 /20

Erdenbat se prend pour le nouveau Genghis Khan.

Il semble régner sur la Mongolie comme le ferait un mafieux sans vergogne. Malheureusement pour lui, il a pour gendre un policier intelligent et qui ne s'en laisse pas conter. Yeruldelgger n'a pas grand-chose à perdre, c'est un redresseur de torts qui n'hésite pas à frapper, à tuer même.

Il est rare et donc appréciable de lire un livre venant de Mongolie....

Le style du premier chapitre est maladroit mais cette première impression est vite remplacée par un récit haletant, une bonne structure de livre policier et un scénario qui tient la route. De plus on retrouve bien, comme dans tous les policiers actuels, le côté sociétal, sociologique, de polars qui s'engagent à décrire des sociétés malades. Les différentes scènes sont très actives et rapides comme celle dans le tunnel par exemple, dans les égouts d'Oulan-Bator.

Ce livre de plus n'est pas dénué d'humour car le jeune Gantulga qui veut être le

" partenaire", est nourri aux séries policières de la télévision américaine et Yeruldelgger est obligé de lui dire : " On n'est pas à la télé, là mon garçon. On est dans la réalité. Dans la putain de réalité. » (savoureux !)

C'est un livre policier assez violent aussi, un peu raciste : il dénigre coréens et chinois et le rôle qu'ils jouent en Mongolie, un rôle économique mal défini.

On apprend beaucoup de choses sur la Mongolie moderne et sur ses traditions ancestrales aussi.

On peut se demander si "les terres rares" existent vraiment ...

Il est calqué sur d'autres policiers qui lui ressemblent de par le monde, dans la littérature policière, et les scènes clés évoquent en nous des échos d'autres auteurs bien connus des lecteurs.

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DOCUMENT : Tout s'est bien passé, Emmanuelle Bernheim, édition NRF Gallimard, 2012

30 Mai 2014 , Rédigé par pasc

DOCUMENT : Tout s'est bien passé, Emmanuelle Bernheim, édition NRF Gallimard, 2012

Le titre de ce document est programmatique !!!!!!!!!

Dans "Tout s'est bien passé", la narratrice ne nous épargne rien, ni les brancards, ni les cathéters de son père, ni son teint terreux. Lire son journal intime sur la déchéance physique de son père nous plonge dans un sentiment de désarroi et de vide. Comment partager ses moindres détails qui ne nous concernent que de très loin ?

Le style est blanc, clinique à souhait, mais l'empathie nécessaire du lecteur fait défaut. Son intérêt chatouillé par la question sur l'euthanasie qui est brûlante aujourd'hui, est soulevé dans ce roman. C'est un essai qui ressemble à un roman.

Les souvenirs de la narratrice, souvent banals, s'entrechoquent en montage parallèle avec l'événement de la mort imminente de son père.

Ce père est un homme peu attachant et les souvenirs égrenés par sa fille montrent trop souvent des accents quasi maltraitants : « Quand je pense que tu n'as même pas été fichue de lever un type.." Parfois il arrive à la fille de vouloir coller un oreiller sur le visage de son père... pour en finir ? Par vengeance ? Pour ne plus qu'il souffre ? Il est bon alors de ne pas savoir, de ne pas avoir la réponse car par les points de suspension entre les phrases, par les non-dits, commence "le roman".

C'est là, dans les interstices que se situent les livres que l'on aime.

Il est important aujourd'hui de parler de la loi Léonetti pour l'affiner, pour faire que mourir dans la dignité soit possible en France et pas seulement en Belgique ou en Suisse. Pas seulement pour les riches. tout le monde n'a pas Georges Kiejman pour avocat !!!!!!!!!!!!!, pour ami Alain Cavalier ( qui est lui-même filmé la mort de son bonheur en direct et de façon forcément réaliste) ou Tonie Marchal…pour prêter sa caméra !!!!!!!!!!!!!

On est dans un certain monde chic.

Le père est un vieil esthète érudit, homo à ses heures, un hédoniste.

L'auteure écrit pour se faire du bien, pour prouver qu'elle a été une bonne fille. Pour se prouver qu'elle a été une bonne fille, mais le lecteur sait que les dés sont pipés car en écrivant on procède à un montage, et même si l'on croit écrire un document, un essai, dès lors que nos sentiments sont impliqués cela devient une fiction, même si les personnages sont ou ont été réels.

Ce livre se construit comme une psychanalyse.

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Titre du roman : Le bleu des abeilles

2 Mai 2014 , Rédigé par pasc

Titre du roman : Le bleu des abeilles

Auteur : Laura Alcoba

Le bleu des abeilles est un joli petit livre autobiographique formé de dix-huit souvenirs d'enfance de Laura Alcoba, exilée argentine dans les années soixante-dix alors que son père, rebelle au régime argentin de l'époque, ancien guérillero, est en prison (on eut aimé en savoir plus sur lui...!) et lui envoie des lettres auxquelles elle répond en lui racontant sa nouvelle vie dans la banlieue parisienne.

Laura est très étonnée en arrivant en France d'être reléguée dans une banlieue triste du nord de Paris plutôt que d'habiter le centre de la capitale. Elle s'était forgée une autre idée de La France, elle s'était forgée sa propre mythologie. Elle va devoir s'intégrer au plus vite à cette nouvelle société et cela passe d'abord par l'école et l'apprentissage de la langue française... Sont relatés d'ailleurs à ce propos les plus belles lignes du bouquin concernant la linguistique et les particularités de notre langue : "Mais un jour, pour la première fois, j'ai pensé en français. Sans m'en rendre compte, comme ça. J'ai pensé et parlé en français en même temps."

Les souvenirs de Laura sont néanmoins assez insignifiants et peinent à intéresser le lecteur par leur platitude, au-delà d'une écriture parfois fleurie et fraîche.

Un léger suspens assez bien écrit pour raconter l'attente du père pour une photo de Laura qu'elle n'arrive pas à envoyer, la 5ème photo et qu'elle réussira à envoyer une fois le challenge vaincu de lire entièrement un livre difficile de la bibliothèque, un livre de Queneau.

Le lecteur voudrait aimer ce livre plein de bons sentiments (sans grand intérêt) mais il ne se sent pas même accroché par le style. La joliesse des évocations, celle de Queneau dans Les fleurs bleues, ne suffit pas à l'accrocher ...

A quoi bon ces plates cartes postales ?

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Titre du roman : Le bleu des abeilles Auteur : Laura Alcoba Le bleu des abeilles

2 Mai 2014 , Rédigé par pasc

Titre du roman : Le bleu des abeilles Auteur : Laura Alcoba Le bleu des abeilles est un joli petit livre autobiographique formé de dix-huit souvenirs d'enfance de Laura Alcoba, exilée argentine dans les années soixante-dix alors que son père, rebelle au régime argentin de l'époque, ancien guérillero, est en prison (on eut aimé en savoir plus sur lui...!) et lui envoie des lettres auxquelles elle répond en lui racontant sa nouvelle vie dans la banlieue parisienne. Laura est très étonnée en arrivant en France d'être reléguée dans une banlieue triste du nord de Paris plutôt que d'habiter le centre de la capitale. Elle s'était forgée une autre idée de La France, elle s'était forgée sa propre mythologie. Elle va devoir s'intégrer au plus vite à cette nouvelle société et cela passe d'abord par l'école et l'apprentissage de la langue française... Sont relatés d'ailleurs à ce propos les plus belles lignes du bouquin concernant la linguistique et les particularités de notre langue : "Mais un jour, pour la première fois, j'ai pensé en français. Sans m'en rendre compte, comme ça. J'ai pensé et parlé en français en même temps." Les souvenirs de Laura sont néanmoins assez insignifiants et peinent à intéresser le lecteur par leur platitude, au-delà d'une écriture parfois fleurie et fraîche. Un léger suspens assez bien écrit pour raconter l'attente du père pour une photo de Laura qu'elle n'arrive pas à envoyer, la 5ème photo et qu'elle réussira à envoyer une fois le challenge vaincu de lire entièrement un livre difficile de la bibliothèque, un livre de Queneau. Le lecteur voudrait aimer ce livre plein de bons sentiments (sans grand intérêt) mais il ne se sent pas même accroché par le style. La joliesse des évocations, celle de Queneau dans Les fleurs bleues, ne suffit pas à l'accrocher ... A quoi bon ces plates cartes postales ?

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